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Pourquoi vous rechutez dans les TCA : les 12 pires erreurs à éviter

par | Fév 12, 2025 | Blog, TCA

Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien. On se retrouve dans ce nouvel article pour vous parler des 12 erreurs qui font que vous rechutez dans les TCA aujourd’hui. J’imagine que si vous êtes sur votre parcours de guérison, vous êtes au fait que les rechutes sont très fréquentes et concernent beaucoup de femmes.

Peut-être que vous avez peur de ne pas être épargnée par cela, ou peut-être même que vous vous êtes concernée. Peut-être que vous avez déjà rechuté. Peut-être que ça fait des années que vous essayez de vous libérer des troubles alimentaires, et vous voyez qu’année après année, vous continuez de rechuter et vous avez l’impression que tous vos efforts ne servent à rien. Vous avez l’impression de régresser, etc. (Je vous rassure, moi aussi j’ai connu cela.)

Et j’ai remarqué justement que ces phases de rechute pouvaient être évitées. Tout simplement parce qu’elles répondaient à des mécanismes dont on n’a pas forcément conscience quand on les applique. Mais ce sont en fait des erreurs qu’on fait tous les jours ou presque, et qui ont tendance à favoriser les rechutes dans les TCA. Dans cet article, le but c’est de vous expliquer quelles sont ces 12 erreurs que vous devez absolument éviter pour prévenir les risques de rechute et favoriser une guérison durable.

Avant tout, rechuter est quelque chose de tout à fait normal. Je ne suis pas d’avis que la guérison des TCA se fait de manière croissante, continuellement. Je pense qu’elle comprend des progrès, des phases de rechute, des phases de stagnation. Mais ce qu’il est essentiel de voir, c’est plutôt la courbe globale, de voir que vous êtes tout de même sur une pente ascendante. Même lorsque vous rechutez, vous ne retombez jamais aussi bas que là où vous étiez au départ. Et ça c’est vraiment très important. Acceptez de ne pas toujours y arriver, et j’aime bien la phrase de Lise Bourbeau qui dit : « On reproduit ce qu’on n’accepte pas jusqu’à ce qu’on l’accepte. » Cela montre à quel point il est essentiel d’accepter toutes les phases du processus de guérison, y compris les rechutes. C’est l’intention qui compte, et pour cela, vous devez vraiment être dans une démarche sincère de guérison. Si c’est votre cas, alors il ne fait aucun doute, vous allez vous en sortir.

Ces 12 erreurs que je vous ai répertoriées aujourd’hui, ce sont des erreurs que j’ai moi-même faites et qui ont considérablement retardé ma propre guérison. C’est pour cela qu’aujourd’hui, j’ai envie de vous sensibiliser vis-à-vis de ces erreurs. Forcément, j’imagine qu’il en existe plein d’autres, mais je ne voulais pas non plus que cet article dure 1000 ans… j’ai donc répertorié les 12 erreurs principales qui, pour moi, expliquent que vous rechutez dans les TCA malgré votre bonne volonté. L’idée n’est pas de vous culpabiliser, mais de vous transmettre des stratégies de réponse à ces erreurs pour que vous puissiez vraiment rester focus sur votre processus de guérison.

Erreur n°1 — Compenser un excès ou d’anticiper un repas plaisir

Ceci génère de la frustration et entretient la spirale infernale restriction — craquage — culpabilité dont je parle régulièrement. C’est aussi ce qui va renforcer votre contrôle mental au détriment du lâcher prise. S’affamer est le meilleur moyen de se frustrer et de craquer lorsque l’occasion sera venue. Je l’ai vu à de nombreuses reprises chez les femmes que j’ai accompagnées, des femmes qui se disent : “ce midi, je ne mange qu’une pomme parce que j’ai resto ce soir” et vont prendre entrée + plat + dessert + du pain + des verres d’alcool, etc. sans écouter leur faim, alors qu’elles se seraient peut-être plus écoutées si elles ne s’étaient pas affamées le midi. J’ai notamment en tête l’exemple d’une patiente, Cassandra, qui mangeait toujours des pommes les midis où elle allait au restaurant le soir. Puis, elle a fini par se rendre compte qu’elle n’écoutait pas du tout ses sensations alimentaires au restaurant, et qu’elle prenait un dessert alors que rien ne la tentait plus que cela sur la carte. Elle le prenait par automatisme parce qu’elle avait tellement faim et s’était tellement frustrée pendant la journée qu’elle avait besoin de sucre, même si c’était un dessert qu’elle aimait sans plus ! Pour éviter cela, essayez de faire des repas qui soient sains, équilibrés et complets et vous verrez que le soir — que vous alliez au restaurant ou pas — vous vous écouterez beaucoup mieux et vous n’aurez pas besoin de manger pour compenser ou pour anticiper une éventuelle future privation. Acceptez que tous les aliments ont leur place dans l’équilibre alimentaire.

Erreur n°2 — Compter ses calories et ses macros

Et j’englobe là-dedans aussi le fait de ne pas manger assez. Parce que, généralement, quand on calcule ses calories, c’est dans l’idée de ne pas dépasser un certain quota journalier. Je pense notamment aux personnes qui mangent moins de 1400, voire 1200 calories… ce n’est clairement pas normal ! Nous avons besoin de calories pour vivre. Les calories ne sont pas des petites bêtes qui nous font grossir, ce sont avant tout de l’énergie et on en a absolument besoin. Votre corps lui seul sait ce dont il a besoin de manière naturelle et intuitive, et c’est lui qui vous le fait savoir par la faim, la satiété, le rassasiement. Il faut aussi comprendre que vos besoins caloriques ne sont pas strictement les mêmes d’un jour à l’autre. On n’est pas des robots ! Apprenez à compter de moins en moins vos calories jusqu’à arriver à ne plus les compter du tout. Évitez par la même occasion de sauter de repas (exit le jeûne intermittent, ce n’est pas fait pour nous lorsqu’on est dans un processus de guérison des TCA !) et fractionnez vos repas. Plus vous allez fractionner, plus vous pourrez vous reconnecter à vos sensations alimentaires versus si vous faites des gros repas qui vont immédiatement vous remplir le ventre. Faites surtout des repas complets avec des glucides et du bon gras, s’il vous plaît ne les omettez pas. Et faites des repas en conscience, c’est vraiment important.

Erreur n°3 — Être obsédée à l’idée de manger sain tout le temps

Vouloir manger sain tout le temps, ce n’est pas sain justement — c’est un autre type de trouble alimentaire qui s’appelle l’orthorexie, qui est la volonté obsessionnelle de consommer de la nourriture saine exclusivement et le rejet systématique des aliments que vous percevez comme malsains. C’est un TCA qui engendre une grande souffrance psychologique, un isolement social, et ce n’est absolument pas ce qu’on recherche. C’est également ce qui va détériorer votre relation à l’alimentation. À terme, cela peut aussi créer des craquages, le fameux “foutu pour foutu” auquel s’ensuit un sentiment de honte et de culpabilité et qui met complètement de côté la notion de plaisir et de satisfaction nécessaire à votre bien-être mental. On ne recherche pas l’alimentation parfaite, mais l’alimentation qui vous convient et surtout, que vous allez pouvoir pérenniser, tenir sur le long terme plutôt que de ne voir que l’objectif satisfaction court terme.

Erreur n°4 — Confondre restriction et discipline

Il est facile d’être motivée quelques jours, voire quelques semaines. On peut toutes se convaincre de le faire, mais qu’en est-il de l’atteinte de vos objectifs sur le long terme ? Sans discipline, vous ne les atteindrez jamais. On a besoin d’instaurer une certaine discipline autour des rituels qui nous font du bien. Et c’est vraiment important de faire la différence entre les deux parce que la discipline, c’est vraiment ça qui, lorsqu’elle est instaurée dans un but positif, peut vous permettre d’atteindre vos objectifs long terme et de pérenniser ces rituels qui vous font du bien et qui vous aident à vous sentir bien dans votre corps. À l’inverse, la restriction est vraiment plutôt focus sur la création d’un manque qui n’a rien à voir avec la discipline. Ce que je veux dire par là, c’est que discipline n’est pas forcément égale à rigidité. Au contraire, je vous invite à créer cette discipline tout en gardant une certaine souplesse, une certaine nuance, pour ne pas justement vous enfermer dans des dogmes qui ne vous rendraient pas libres.

Erreur n°5 — Se focaliser uniquement sur son physique au détriment des moments partagés

Le fait de se focaliser uniquement sur son corps et ses complexes va renforcer encore plus votre obsession corporelle et l’insatisfaction que vous en retirez. Plus vous vous concentrez sur un problème, sur un complexe, sur un détail, plus celui-ci s’amplifie. Et finalement dans tout cela, on en oublie le plus important : le fait d’être bien en soi, d’être connectée à ses ressentis intérieurs et de pouvoir profiter de ces moments de qualité que l’on partage avec les gens qu’on aime. Le fait de se focaliser uniquement sur son image corporelle va nourrir la solitude et va vous priver d’expériences positives autour de l’alimentation. Passez du prisme de l’apparence au prisme de l’expérience, d’une vision réductrice à une vision plus globale. Et je vous assure que lorsque vous faites cela, vous vous libérez progressivement des chaînes des troubles alimentaires.

Erreur n°6 — Se peser tous les jours

Se peser tous les jours va à nouveau renforcer l’obsession du poids et l’anxiété liée aux variations normales de votre corps. Le poids fluctue d’un jour à l’autre et le fait de se peser tous les jours va aussi fausser la perception de soi et détériorer l’image corporelle et l’estime de soi. Vous utilisez cet unique indicateur pour vous donner de la valeur, alors qu’en fait, vous êtes bien plus qu’un poids. Le poids, c’est aussi lui qui va potentiellement influencer négativement votre comportement alimentaire. À nouveau, je repense à une patiente, Marine, qui mangeait en fonction du poids qui s’affichait le matin sur sa balance.Lorsqu’elle voyait qu’elle avait pris du poids, elle se mettait dans un mode “restriction” toute la journée. Et à l’inverse, si elle voyait qu’elle avait perdu du poids par rapport à la veille, elle ouvrait grand la porte aux craquages, ce qui orientait sa journée vers les compulsions alimentaires. Dans un sens comme dans l’autre, on voit que le comportement alimentaire est directement influencé par le chiffre affiché sur la balance, mais pas du tout par l’écoute des signaux de faim et de satiété. Si Marine ne s’était pas pesée le matin, peut-être qu’elle ne se serait pas restreinte ou qu’elle n’aurait pas craqué ! Pour cette raison-là, je vous déconseille de vous peser tous les jours. Ce n’est absolument pas utile et cela ne fait que renforcer votre obsession pour le poids et nourrir le mécanisme des TCA. Bien sûr, faites attention à ne pas non plus rentrer dans le schéma inverse qui est de ne plus oser monter sur la balance ! Ce qu’on veut, c’est une relation saine avec la balance : on est capable de monter dessus, mais on n’en fait pas une obsession.

Erreur n°7 — Croire que la guérison des TCA repose sur l’atteinte d’un certain poids

Et je parle ici que ce soit une perte de poids ou un gain de poids. Beaucoup de personnes que j’accompagne me disent : “Quand j’aurai atteint ce poids, je pourrai enfin me foutre la paix avec la nourriture.” Or, cette pensée n’est pas du tout correcte : tant que vous placerez le poids comme n°1 de vos objectifs de vie, vous ne pourrez pas diriger votre énergie vers ce qui compte vraiment pour vous, et vous continuez d’être obsédée par votre corps, votre image corporelle et la nourriture. C’est une illusion de la maladie qui vous fait croire que lorsque vous aurez atteint cet objectif de poids, vous pourrez enfin vous foutre la paix. C’est complètement faux. Ce qu’on observe, c’est qu’une fois cet objectif atteint, on continue de placer le curseur encore plus loin et on essaye à nouveau de perdre encore plus de poids. Et si jamais ce n’est pas votre cas, dans ce cas-là, c’est votre peur de reprendre le poids perdu qui s’instaure. Dans une situation comme dans l’autre, vous êtes dans de la restriction. Soit parce que vous voulez continuer de perdre du poids, soit parce que vous avez peur d’en reprendre. Et justement, en parlant de reprendre du poids, regagner du poids ne veut pas non plus dire que vous êtes systématiquement sortie des TCA ! Vous pouvez très bien être en apparence guérie, et intérieurement vivre un cauchemar. Beaucoup de personnes ont d’apparence un poids normal mais sont complètement dérégulées vis-à-vis de l’alimentation, ont des phobies alimentaires, ont peur de grossir, ressentent un dégoût d’elles-mêmes, ont des obsessions alimentaires, se sentent isolées, incomprises, ressentent de l’anxiété vis-à-vis de l’alimentation, se sentent prisonnières de la nourriture, épuisées, ont peur de manger au restaurant, etc. Et tout cela n’est pas normal ! Avoir un poids dans la norme ne vous rend pas moins légitime et ne veut pas dire que vous n’avez pas besoin d’aide. D’ailleurs, c’est souvent dans ces moments-là que le soutien extérieur est d’autant plus important. La reprise de poids peut être très compliquée à vivre lorsque les mécanismes psychologiques des TCA continuent d’être à l’œuvre de manière invisible.

Erreur n°8 — Croire que vous n’avez pas assez de volonté

Se sortir des TCA n’a rien à voir avec la volonté. Il faut vraiment réaliser que si vous êtes atteinte de TCA, c’est parce que vous avez utilisé ce dysfonctionnement vis-à-vis de la nourriture comme une stratégie d’adaptation face à une souffrance qui aurait été encore plus difficile à affronter. Autrement dit, les TCA vous ont épargnée d’une souffrance encore plus grande. Et aujourd’hui, surtout si cela fait des années que vous souffrez de TCA, il faut aussi considérer que les TCA sont votre zone de connu. C’est une zone qui — quand bien même elle n’est pas très agréable — vous rassure. Alors que la guérison est une zone d’inconnu perçue comme danger par votre inconscient, et donc vers laquelle vous n’avez pas envie d’aller. C’est ce qui fait que, souvent, vous vous sentez bloquée à l’idée de vous en sortir. Certes, il ne suffit pas de se le dire pour s’en sortir. Il s’agit ensuite de mettre en œuvre les solutions qui sont à votre disposition pour vraiment y arriver ! Je ne me suis pas sortie de 12 ans de TCA en restant les bras croisés. J’ai mis énormément de choses à l’œuvre. J’ai eu recours à beaucoup d’aides. J’ai investi énormément de mon temps, de mon énergie, de mes ressources financières pour pouvoir m’en sortir. Et aujourd’hui, je me dis merci. Donc oui, vous en êtes capable ! Ce n’est pas qu’une question de volonté. Vous pouvez vous en sortir, mais cela nécessitera certains efforts de votre part. Cela mérite d’être dans cette intention profonde et sincère de vous en sortir, et donc d’être honnête vis-à-vis de vous-même. La seule chose qu’il vous reste à faire, c’est de franchir le cap, ce fameux premier pas.

Erreur n°9 — Ne pas acheter d’aliments interdits pour éviter de craquer dessus

Si vous faites cela, vous ne résolvez pas du tout le problème. Vous ne faites que le contourner et vous continuez par la même occasion d’envoyer à votre cerveau l’information que vous ne méritez que ce type d’aliments bons et que les aliments mauvais restent interdits. En considérant certains aliments comme interdits, vous continuez de considérer l’alimentation comme binaire alors que tous les aliments ont leur juste place. Si vous craquez sur certains aliments, c’est parce que ces aliments ne sont pas neutres à vos yeux. Le fait de ne pas acheter ces aliments interdits vous éloigne considérablement de la relation de confiance que vous souhaitez tisser avec votre corps. C’est comme si vous ne faisiez pas suffisamment confiance à votre corps ! Sauf que, le jour où vous vous retrouvez malgré vous face à ces aliments-là, vous allez craquer dessus… et peut-être en quantité encore plus grande que si vous vous les étiez autorisés ! L’éviction est un des mécanismes même qui vous ont poussée dans les TCA. Bien sûr, au sein de mes accompagnements, je vous donne les méthodes pour pas à pas vous réconcilier avec ces aliments interdits et faire en sorte que vous n’ayez plus besoin de les éviter, simplement que vous puissiez passer devant sans avoir cette pulsion de tous les manger.

Erreur n°10 — Vouloir échapper à la faim extrême

La faim extrême est un phénomène qui risque de vous arriver sur votre processus de guérison — il est quasiment inéluctable et fait partie du processus de guérison, il ne faut pas en avoir peur. Je repense à cette patiente que j’ai accompagnée, Chloé, qui avait terriblement peur de ressentir la faim extrême. Mais en fait, à partir du moment où l’on comprend qu’il ne s’agit pas d’un manque de contrôle, mais d’une réponse physiologique du corps suite à des années de restriction, on commence à se familiariser avec cette fin extrême. On comprend qu’elle n’est pas vouée à perdurer, mais que ce n’est qu’une étape nécessaire parmi d’autres pour cheminer vers la guérison. Et vraiment, quand vous comprenez l’utilité de la faim extrême — qui est tout simplement de venir rétablir l’équilibre énergétique, voire de prévenir une future privation — vous réalisez qu’il s’agit d’une régulation naturelle de votre corps et qu’elle est là pour une bonne raison. Rassurez-vous : la faim extrême n’est pas agréable, mais elle ne dure pas. Là encore, il s’agit d’accepter qu’elle n’est qu’une étape parmi d’autres vers la guérison.

Erreur n°11 — Se focaliser uniquement sur la nourriture et ne pas travailler son estime de soi

Il faut vraiment comprendre que dans les TCA, la nourriture n’est que la surface de l’iceberg. Ce qu’on va venir travailler, en tout cas dans mes méthodes d’enseignement, c’est l’image corporelle. Ce sont les causes profondes, les racines émotionnelles. Quoi qu’il arrive — et peu importe depuis combien de temps vous avez un TCA — le TCA en lui-même n’est que le symptôme d’un mal-être plus profond. Il n’est pas la problématique en tant que telle, c’est juste la manière dont votre mal-être va venir s’exprimer. La vraie cause profonde est en lien avec l’estime de soi, la gestion des émotions, votre propre rapport au corps. Et ce sont des choses qu’on aborde en profondeur dans mes programmes d’accompagnement. À savoir qu’une faible estime de soi entretient le besoin de contrôle et le cercle vicieux restriction — craquage — culpabilité et le mécanismes des TCA. Sans reconstruction de l’image corporelle et le travail sur l’estime et l’acceptation de soi, les rechutes sont inévitables. La solution est de se détacher de la valeur du poids et de ne pas considérer le poids comme unique critère d’estime personnelle. Enfin, il est aussi prendre conscience que guérir des TCA ne signifie pas juste manger mieux. Cela fait partie du rétablissement, mais ce n’est pas suffisant. Guérir des TCA, pour moi, c’est avant tout apprendre à se voir avec plus de bienveillance, avec plus d’amour. Et naturellement, votre relation à l’alimentation s’améliorera. En fait, ce ne sera qu’une conséquence positive de tout le travail que vous avez fait sur vous-même.

Erreur n°12 — Suivre des comptes sur les réseaux sociaux qui vous poussent à vous comparer

Les “comptes toxiques” sont pour moi ces comptes qui vous donnent le sentiment d’être diminuée. Cela n’a rien à voir avec la personne qui est à l’origine de ce compte, mais plus du sentiment que cela vous procure. Malgré nous, on se rend compte souvent qu’on va suivre des personnes qui finalement nourrissent notre insécurité intérieure et nous empêchent de nous concentrer sur nos propres besoins et priorités. Vous allez vous comparer et alimenter votre perfectionnisme et votre culpabilité, et vous donner le sentiment d’être en perpétuel échec. Si vous suivez sur Instagram des comptes qui vous procurent ce genre de sentiment, s’il vous plaît, ayez la présence d’esprit de vous désabonner de ces comptes. Cela ne veut pas dire que vous n’aimez pas la personne ou que vous n’appréciez pas ce qu’elle partage, simplement qu’elle me donne un sentiment de mal-être. Les personnes que vous suivez sur les réseaux sociaux doivent être inspirantes et vous aider à aller mieux ! Faites donc un tri dans vos abonnements pour laisser de la place aux comptes qui vous inspirent vraiment.

Erreur n°13 (bonus) — Ne pas demander d’aide

Sortir seule des TCA est quasiment mission impossible, et je l’ai remarqué que ce soit de mon expérience personnelle ou professionnelle. De nombreuses personnes ont essayé pendant des années de s’en sortir seule ou d’investir le moins possible. Mais finalement, au bout du compte, on se rend compte que ce n’est pas possible et qu’il est important de se faire accompagner de façon pluridisciplinaire à 360°, d’autant plus dans la sphère des TCA. Et c’est exactement pour cette raison qu’Embody® — mon programme d’accompagnement pour sortir des troubles du comportement alimentaire — inclut de la nutrition, mais aussi de la psychologie, des neurosciences et de la PNL, le savoir des médecines ancestrales, des thérapies complémentaires, etc. Évidemment, je me suis entourée d’une équipe de professionnels pour vous proposer cet accompagnement holistique et vous donner toutes les clés dont vous avez besoin pour vous en sortir de manière authentique et durable.

Pour conclure, j’aimerais vous dire que certes la guérison fait peur, parce que vous passez d’une zone connue (la maladie, le TCA) à une zone inconnue (la guérison) perçue comme danger par votre inconscient. Mais quelque part, ce qui fait encore plus peur, c’est de vous voir dans 10 ans, dans 20 ans sans que rien n’ait changé. Et de vivre avec le regret de ne pas vous être donné cette chance de vous en sortir. Et j’aime beaucoup cette phrase de Romain Garry, écrivain, qui dit : “Il paraît qu’il ne faut pas avoir peur du bonheur, c’est seulement un bon moment à passer.” Tentez des choses, autorisez-vous à échouer plutôt que de vivre sur vos regrets et vous verrez qu’à la fin, vous vous direz merci.

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Claire Poncet

Diététicienne-nutritionniste, professeure de yoga et créatrice de contenus digitaux, je vous accompagne vers une relation plus saine et sereine avec votre corps.